Pistor participe à l’AEnEC depuis dix ans. La mise en service d’un accumulateur géothermique figure en bonne place parmi les mesures d’amélioration mises en œuvre par le grossiste, qui projette d’économiser ainsi plus de 100 000 litres de mazout par an.
Un million de francs, 75 forages creusés à une profondeur pouvant atteindre 250 mètres : ces chiffres du nouvel accumulateur géothermique de Pistor, en service depuis le mois de mars, ont de quoi impressionner. Grâce à cette installation, le fournisseur de produits et services destinés aux secteurs de la boulangerie et pâtisserie, de la restauration et des établissements de soins prévoit non seulement d’économiser chaque année 100 000 litres de mazout mais aussi de réduire ses émissions de 330 tonnes de CO2 par an. L’entreprise de Rothenburg (LU) a déjà complètement abandonné le mazout : « Depuis la mise en service, nous n’avons pas utilisé une goutte de mazout, malgré des températures parfois très froides en avril » explique Michael Waser, responsable des infrastructures de Pistor.
À lui seul, l’abandon du mazout doit permettre d’amortir les coûts de l’accumulateur, qui se montent à un million de francs. Michael Waser précise : « Nous prévoyons une durée d’amortissement de huit à dix ans. » Selon lui, la décision d’investir dans cet accumulateur géothermique s’explique par la production de froid : « L’été, la production du froid destiné aux zones frigorifiques nous fait rejeter énormément de chaleur et nous avons voulu pouvoir employer cette chaleur en hiver. »
L’accumulateur géothermique n’est que l’une des nombreuses mesures
Pour Elmar Wiss, conseiller AEnEC de Pistor de longue date, accumuler ainsi de la chaleur durant une saison pour l’utiliser durant une autre saison n’est pas si simple : « La disposition technique du champ de sondes géothermiques et des pompes à chaleur réversibles doit être réalisée avec soin, notamment parce que le refroidissement doit aussi être assuré en été. » Michael Waser souligne toutefois que l’installation de l’accumulateur n’a pas posé de problème particulier, hormis la recherche de l’emplacement.
La mise en service de l’accumulateur géothermique n’est que l’une des nombreuses mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2 prises par Pistor, qui a notamment déjà passé au LED pour son éclairage. « Le passage au LED a généré d’importantes économies d’électricité » commente Elmar Wiss.
Les installations photovoltaïques fournissent chaque année 1,3 million de kWh d’électricité
En outre, Pistor a mis en service son nouveau centre de distribution Est, qui est aussi son premier bâtiment en bois et qui permet, selon Michael Waser, une réduction des émissions de CO2 de 650 tonnes par an. Le responsable évoque encore la rénovation des façades et en conclut : « Cela prouve que Pistor met tout en œuvre pour son efficacité énergétique ».
Les toits des bâtiments de Pistor en offrent une autre preuve : les installations photovoltaïques qui y ont été construites fournissent chaque année 1,3 million de kWh d’électricité. Pistor couvre le reste de son besoin en électricité par l’hydraulique. De plus, l’énergie est également récupérée dans le centre de préparation des marchandises, puisque les transstockeurs de palettes y génèrent de l’électricité en transformant l’énergie de freinage. Cette mesure réduit la consommation d’électricité de 30 %. D’autres mesures de réduction de la consommation d’électricité et des émissions de CO2 sont notamment les pompes à chaleur, les ventilations à programmation horaire ou encore des systèmes d’éclairage automatisés.
Toujours concernant l’électricité, Pistor prévoit d’avoir électrifié la moitié de sa flotte, qui compte plus de 100 poids lourds, d’ici 2030. À l’heure actuelle, 13 % de ses poids lourds sont d’ores et déjà alimentés exclusivement à l’électricité.
En plus de ce bouquet de mesures d’amélioration, déjà mises en œuvre pour une partie, que peut faire encore Pistor ? « Globalement, je dirais que Pistor a fait ses devoirs dans le domaine de l’infrastructure », se félicite. Mais pour Michael Waser, il reste du chemin à parcourir : « Une approche pourrait être de nous procurer un grand système de batteries qui nous permettrait d’injecter moins d’électricité photovoltaïque dans le réseau », annonce-t-il, en soulignant qu’il s’agit pour le moment d’une idée. Une idée dont on ne pourrait que se réjouir de voir la prochaine mise en œuvre.
Michael Waser, responsable des infrastructures, Pistor, et Elmar Wiss, conseiller AEnEC (illustration : AEnEC)
Les transstockeurs de palettes fabriquent de l’électricité en transformant l’énergie de freinage. (illustration : AEnEC)
À l’horizon 2030, Pistor prévoit d’avoir électrifié la moitié de sa flotte, qui compte plus de 100 poids lourds (illustration : AEnEC)
Un entrepôt Pistor (illustration : AEnEC)
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